vers un climat plus tropical….

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vers un climat plus tropical….

Des vagues de chaleur de plus en plus nombreuses, des hivers plus doux et des étés plus longs, des nuits torrides comme sous les tropiques (4 fois plus nombreuse que dans les années 70), des pluies irrégulières au printemps et des grêlons gros comme des pois chiches alors qu’il fait 40 degrés, voilà en quelques images les principaux et récents changements climatiques qui concernent la région de Valencia et bien entendu, une grande partie de l’Espagne.

L’augmentation progressive de la température de l’eau (+1 degré en 40 ans)et de l’air (+0,7 degrés depuis 1950)avec nette accélération ces 20 dernières années, n’est pas sans conséquence, aussi bien dans le domaine agricole qu’hydraulique, animal, végétal ou même humain et touristique. Si la position de l’Espagne sur le globe terrestre, la protège d’un climat tropical à proprement parlé, force est de constater que les similitudes commencent à s’accentuer et que ce climat méditerranéen a parfois des airs de climat  tropical :l’arrivée d’espèces comme le moustique tigre ou certains poissons venus de mers chaudes, sont autant de preuves tangibles de ce changement inéluctable et progressif. Avec les températures actuelles, le profil des précipitations varie également.Le caractère saisonnier des pluies est en train de changer. Il pleut moins au printemps, plus en automne et ceci a des conséquences très importantes sur la planification hydrologique, car les pluies de printemps sont essentielles pour garantir les besoins de l’été, qui sont plus importants. Dans ce contexte, un débat sur l’irrigation telle que pratiqué aujourd’hui est nécessaire, car arroser, comme c’est le cas parfois, des cultures qui n’ont pas de valeur commerciale est dénué de sens.La gestion des eaux usées doit aussi être améliorée pour que les systèmes d’épuration permettent la réutilisation des eaux usée par le secteur industriel, agricole et privé.

Les espèces animales doivent aussi s’adapter. 

Sur le plan touristique, la semaine Sainte d’avril dernier, marquée par des pluies torrentielles et des tempêtes spectaculaires a diminué la fréquentation touristique, mais,  letourisme de “plage et soleil” pourrait sortir vainqueur, grâce à des saisons estivales plus longues, commençant dès le mois de juin et se terminant en octobre.Les zones littorales devront donc gagner des parts de marché et s’adapter à ces nouvelles conditions.Si l’impact du changement climatique a des conséquences sur le plan touristique, il en a également dans le domaine de la santé puisque la propagation du moustique tigre, d’origine tropicale, pose un problème de santé publique.Les experts en faune animalière ont déjà constater l’exode de certains oiseaux, la réduction de variétés de poissons et l’arrivée d’espèces en provenance de d’autres latitudes :cela a des répercussions sur la pêche et la chasse.

Mais ce qui caractérise principalement le climat tropical, c’est l’absence de saison, c’est à dire le fait qu’il n’y ait pas d’alternance thermique très nette, même si l’on distingue les saisons sèches des saisons humides. Cela dit, compte tenue de la latitude de l’Espagne et de l’inclinaison de l’axe de la terre, il devrait toujours exister des saisons (2 au lieu de 4 ?)mais les différences saisonnières seront de moins en moins marquées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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