Retraite en Espagne : Conseils et infos pratiques

Retraite en Espagne : Conseils et infos pratiques

Ça y est vous êtes enfin retraité et avez jeté votre dévolu sur l’Espagne pour vous la couler douce ? La péninsule ibérique attire chaque année de plus en plus de seniors expatriés qui y viennent vivre une seconde vie. Attiré par le soleil, la gastronomie et la joie de vivre des Espagnoles vous vous demandez quels sont les avantages et les inconvénients d’un tel choix sur le plan administratif, fiscal et financier…?
Pour éviter les mauvaises surprises, voici quelques conseils et infos !
Formalités administratives :
Si votre séjour ne dépasse pas 90 jours en tant que ressortissant d’un pays de l’Union européenne, vous n’aurez aucune démarche administrative à accomplir avant d’entrer en Espagne. Passé ce délai, vous devrez obtenir dans un premier temps le fameux NIE (Numéro d’Identidad d’Extranjero) puis un permis de séjour. Ça, c’est la théorie …En pratique on vous demandera très vite votre NIE aussi bien pour ouvrir un compte en banque que pour louer, acheter ou s’abonner à une ligne de téléphone.
Ensuite vous pourrez demander un Certificado de Registro de Ciudadano de la Unión (certain expats l’appelle “la Green Card” car c’est un papier vert en format A4).
Pour cela, l’administration Espagnole vous demandera la preuve de votre affiliation à une assurance-maladie (publique ou privée) ainsi que celles concernant vos ressources financières. En clair, l’état Espagnol ne prévoit pas de faire de l’assistanat social avec vous !
Assurance Maladie :
Le régime de la sécurité sociale française permet aux retraités expatriés de transférer leurs droits à l’assurance Maladie en Espagne. Pour cela, vous devez demander votre adhésion à la caisse des Français de l’Étranger (CFE) pour bénéficier d’une prise en charge. Le système de santé public espagnol dispose de médecins bien formés et d’équipements de très bon niveau mais souffre de délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste ou pour une opération chirurgicale non urgente. En plus, vous ne pourrez pas choisir vos médecins, ils vous sont assignés en fonction de votre lieu de résidence. Son atout majeur réside dans sa quasi-gratuité et le remboursement presque intégral des médicaments. Cela dit, en tant que pensionné du régime français de sécurité sociale, vous pourrez à tout moment venir vous faire soigner en France et bénéficier de la prise en charge de vos soins par la sécurité sociale française. Il faudra garder votre mutuelle de droit français pour être remboursé à titre complémentaire.
Mais bien sur, les retraités expatriés peuvent aussi en remplacement ou en ajout, souscrire à une assurance privée Espagnole qui couvrira la plupart des soins (sauf comme dans le public, ce qui concerne les frais en dentaire et optique). Le système de santé privée est plus rapide et efficace pour consulter les spécialistes ou pour une opération, les médecins sont aussi très bien formés (généralement ils exercent dans les 2 secteurs) mais les médicaments (sauf en hospitalisation) ne sont pas remboursés.
Fiscalité en Espagne :
C’est une Convention fiscale signée en 1995 entre la France et l’Espagne qui vous permettra de ne pas payer vos impôts deux fois !  Il faudra donc déterminer le pays où se situe votre domicile fiscal (foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, lieu de séjour habituel…) sachant que légalement, c’est à partir de 183 jours passés en Espagne (par forcément de manière continue) que vous êtes considérés comme « ressortissants espagnol ».
Si, selon ces critères, vous devenez résident fiscal en Espagne, les pensions publiques de source française restent obligatoirement imposables en France.
Les pensions de retraite du secteur privé, ainsi que les rentes viagères ne sont imposables que dans l’Etat dont le  « bénéficiaire retraité » est résident.
Par ailleurs, sachez qu’en devenant « non-résident » en France, vous profiterez des exonérations de la contribution sociale généralisée (6,60%) et de la Contribution au remboursement de la dette sociale (0,5%).
Plus cher en Espagne ?
Sans doute mais chaque cas est différent…
En fait, si généralement les taux d’imposition sont plus ou moins similaires entre la France et l’Espagne il faut savoir que le calcul de l’impôt sur le revenu espagnol n’intègre pas de dispositif de quotient familial comparable au dispositif français : il n’y a pas de quotient familial, ni par exemple, d’abattement spécifique comme la ½ part octroyé pour avoir été combattant en Algérie. C’est pour cela que certains retraités avisés gardent un pied à terre ou au moins une adresse en France de manière à maintenir ces avantages.
La législation fiscale est particulièrement complexe (dans tous les pays !) et ici en Espagne, elle varie selon les Régions ! La fiscalité change au gré des gouvernements (nationaux et régionaux) et chaque cas est particulier, d’où l’intérêt de faire appel à un fiscaliste ou un “gestor” pour votre déclaration d’impôts.
Adresses utiles :
Agencia Tributaria www.agenciatributaria.es
social position

Share this post